Quelles sont les différentes causes des maladies ?
Sur quoi se base le diagnostic ?
Si nous avons décidé de parler aujourd’hui des maladies, de leurs causes, de leurs symptômes, de la façon de les diagnostiquer, de les soigner c’est que nous voulons sauver des vies à travers la pharmacopée indigène qui tend à tomber dans l’oubli grâce à la médication européenne. Nous aimerions aussi par la même occasion, ouvrir un vaste champ de recherches aux chimistes, venir en aide au médecin qui n’a pas toujours sous la main des produits pharmaceutiques manufacturés. Tel est le triple but que nous nous proposons d’atteindre dans cette série de chronique.
Quelles sont les causes des maladies ?
Les maladies ont des causes diverses. On peut les classer de différentes façons. Le classement peut se faire à partir de leurs causes, de leurs symptômes ou encore de la partie du corps qui est touchée. On note :
- Les maladies parasitaires :
Elles sont dues à des parasites qui sont des êtres constitués d’une seule cellule. Ce sont eux qui sont à l’origine du paludisme et de certains vers intestinaux.
- Les maladies microbiennes :
Elles sont provoquées par des microbes qui peuvent être soit des virus (grippe, hépatite…), soit des bactéries (tétanos, tuberculose…)
- Les maladies chromosomiques : Elles sont dues à l’absence d’un morceau de chromosome ou d’un chromosome entier, ou encore par la présence d’un chromosome supplémentaire. Dans la trisomie21 par exemple, on note la présence dans les cellules de 3chromosomes au lieu de 2. Dans les causes de la stérilité masculine, on a le syndrome de Klinefelter où l’homme a 47chromosomes (XXY), au lieu de 46. Chez la femme, on notera le syndrome de Turner avec 45 chromosomes (XO).
- Les maladies génétiques : Elles sont dues à des anomalies dans le matériel génétique (les gènes) du malade. C’est le cas de la mucoviscidose, de l’hémophilie ou de la myopathie.
- Les maladies multifactorielles : Ce sont les maladies qui ont plusieurs causes. Leur apparition dépend de la réunion de facteurs comme : l’exposition à des produits toxiques, certains modes de vie, l’alimentation, prédispositions génétiques et congénitale, etc.
- Les dérèglements de l’organisme : Dans certains cas, le corps peut se dérégler provoquant diverses maladies en fonction de la partie de l’organisme qui ne fonctionne plus correctement. Par exemple, tout dérèglement de la thyroïde se répercute sur la production d’hormones thyroïdiennes entraînant une hypo ou une hyperthyroïdie.
- Les maladies psychosomatiques : Ce sont des maladies d’origine psychologique qui déclenchent des symptômes physiques. Par exemple l’apparition sur la peau de plaques rouges peut être due à l’angoisse et au stress.
- Les maladies psychiques : Comme celles qu’on vient de citer, elles sont d’origine psychologique et ne provoque pas de troubles physiques mais des troubles du comportement. On peut citer comme exemple l’anorexie et la boulimie.
- Les maladies de causes inconnues : Ce sont les maladies dont on ne sait ce qui a été à l’origine de leur apparition. Exemple l’arthrite.
- Les carences nutritionnelles : C’est quand le corps manque de certains nutriments essentiels indispensables à son fonctionnement. Ces carences provoquent des maladies comme le rachitisme, le béribéri etc.
- L’influence des saisons et des jours : On tombe plus facilement en dépression pendant les mois d’hiver fait remarquer Martine Perret, directrice de l’unité de recherche 5176 appartenant au laboratoire d’Ecologie Générale, à Brunoy, en Essonne. De même, bien des maladies infectieuses se déclarent à la fin de l’hiver et au début du printemps, quand nos défenses immunitaires sont les plus affaiblies. On remarque également un pic des pathologies cardiovasculaires à la fin de l’hiver, au moment où la pression artérielle atteint son maximum annuel. Un autre exemple peut être donné des villages français où, au début du siècle, on enregistrait un pic de naissances au printemps aux alentours de juillet août chaque année. Cela est sans doute lié au fait que neuf mois plus tôt, en octobre et novembre, l’organisme des hommes produit davantage de testostérone, une hormone qui joue un rôle dans le comportement sexuel. Ce pic de naissances n’est plus visible aujourd’hui dans les pays industrialisés où la vie moderne, et notamment la prise de la pilule contraceptive, ont gommé cette saisonnalité. Mais il semble que les agressions sexuelles soient toutes de même plus nombreuses en octobre et en novembre, au moment du pic de testostérone. Bref, bien qu’on ne s’en rende pas compte, le passage des saisons exerce une influence sur notre organisme et nos comportements. Ainsi, les habitants des pays du nord, où le soleil disparaît six mois de l’année pour ne plus quitter le ciel le reste de l’année, souffrent d’ailleurs de cette situation. On y enregistre plus de dépressions qu’ailleurs, preuve que notre organisme a besoin d’être en lien avec la rythmicité des saisons.
Le diagnostic : Comment examiner un malade ?
Pour mieux s’occuper d’un malade, il est nécessaire de l’examiner soigneusement en cherchant les signes et les symptômes qui puissent indiquer la gravité du cas et qui aident à distinguer les malades qui se ressemblent entre elles.
Il faut toujours examiner un malade dans un endroit éclairé, de préférence à la lumière du jour ou une autre proche de celle-ci, jamais dans une chambre sombre.
Quelles sont les questions qui doivent précéder l’examen du malade ?
Avant d’examiner le malade, il faut absolument lui poser les questions suivantes :
- Où avez-vous mal en ce présentement ?
- Quel a été le premier symptôme de votre maladie et, depuis combien de temps souffrez-vous ?
- Votre maladie a-t-elle évolué ?
- Avez-vous déjà eu cette maladie, vous ou quelqu’un de votre famille ?
- Où avez-vous mal ?
- Avez-vous mal tout le temps ou par moment ?
- A quel moment vous sentez vous mal ?
- Est-ce que cette douleur vous empêche t-elle de dormir ?
Regardez l’état général du malade :
Avant de le toucher, regarder son état général : noter s’il est affaibli, observer ses mouvements, sa façon de respirer, sa lucidité. Rechercher les éventuels signes de déshydratation, voir s’il semble avoir perdu du poids.
La pâleur de l’intérieur des paupières est un signe d’anémie. L’aspect jaunâtre des yeux indique parfois la présence d’une hépatite ou une maladie de la vésicule biliaire. Il est important de noter quand et comment la fièvre se présente et comment elle disparaît, cela peut aider à identifier la maladie : une fièvre accompagnée de frissons indique souvent le paludisme alors qu’une fièvre qui augmente de jour en jour, la typhoïde.
Notez aussi la façon de respirer du malade : Par exemple un sifflement avec difficulté d’expiration peut indiquer la présence d’asthme.
Notez le pouls du malade : le pouls normal chez une personne au repos est de 60 à 80 battements par minute pour l’adulte, 80 à 100 pour l’enfant et, 100 à 140 pour le bébé.
Ainsi, un pouls très faible et très rapide peut indiquer un état de choc ; un pouls rapide et irrégulier, une maladie du cœur et, un pouls relativement lent chez une personne qui a de la fièvre est un signe de typhoïde.
L’observation peut aussi être élargie à la peau, aux oreilles, aux cheveux, aux excrétas (selles, urines, vomissements), à la langue (forme, texture, enduit etc.).
Enfin, d’autres éléments peuvent être rechercher dans la nature des rêves, la couleur et la quantité d’urine, la régularité ou non de la menstruation, la sexualité.
Attention aux maladies qui se ressemblent !
Un des gros problèmes que l’on rencontre aussi bien dans la pratique de la médecine traditionnelle que moderne, c’est de distinguer les maladies qui se ressemblent. De nombreuses maladies, bien que différentes, ont des signes et des symptômes très semblables :
-Exemple1 : Une personne qui maigrit, dont le ventre gonfle de plus en plus, peut avoir l’une des maladies suivantes : malnutrition (enfant), vers intestinaux, paludisme chronique, maladie du foie ou de la rate, leucémie (cancer du sang), tumeur abdominale.
-Exemple2 : Une personne qui urine beaucoup peut avoir : le diabète, des voies urinaires ou des reins, l’adénome ou encore une tumeur de la prostate, l’hypertension artérielle.
-Exemple3 : Une personne ayant une plaie à la cheville qui perdure peut avoir l’une des maladies : diabète, tuberculose de la peau, infection des os (ostéomyélite), lèpre, varices.
-Exemple4 : Une personne qui souffre de maux de ventre ; cela peut être le signe d’un ulcère (douleur au dessus du sternum), d’une appendicite, d’une maladie du foie (douleur au flanc droit), d’une infection des voies urinaires, d’une inflammation ou tumeur des ovaires (douleur sur un ou les deux côtés, parfois on sent la douleur jusque dans le dos), d’un kyste de l ovaire ou d’un myome.
Quels sont les moments propices à la récolte des plantes médicinales ?
L’homme est né sous l’un des groupes d’étoiles suivantes : Sainsou (dimanche), Gamarr ou Gamarrou (lundi), Mariech (mardi), Outaridou (mercredi), Moustarii (jeudi), Zouhourath (vendredi), Zoual (samedi). Lorsqu’une personne tombe malade, la récolte de la plante destinée à lui rendre la santé est faite au jour correspondant à celui de sa naissance et à une heure qui varie avec le groupe d’étoiles sous lequel elle est née. Un exemple Samba né sous zouhourath est souffrant, le médicament qu’on lui destine est cueilli un vendredi au cours de la période qui va de deux heures à trois heures de l’après midi. Lorsqu’on ignore le jour de naissance d’un malade on se base sur celui du début de sa maladie.
Notons que toute la flore terrestre dérive de sept plantes mères créées en sept jours du lundi au dimanche. Si l’on connaît le jour du début du mal, il suffit d’effeuiller la plante dont la création correspond à ce jour. Faire infuser ces feuilles et se baigner dans l’infusion pour être guéri. Si le mal est déterminé, par conséquent le remède connu, introduire, dans le médicament ordinaire de la maladie, une poignée de feuilles de la plante appropriée, choisie parmi les plantes mères, pour obtenir une guérison encore plus sûre et plus rapide par la permission du tout Puissant Allah.
Serigne Samba Ndiaye : Chercheur-Phytothérapeute-Tradipraticien :
Site web www.sambamara.com