serigne samba ndiaye

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prévenir ou soigner par les plantes

LES CHRONIQUES DE MARA

Le goitre ou l’augmentation diffuse de volume du corps thyroïde : 
    « Son traitement par les plantes reste bien possible ! »

Un goitre se caractérise par une hypertrophie c'est-à-dire une augmentation de volume de nature bénigne (non cancéreuse) de la glande thyroïde, survenant de façon diffuse et généralement visible.
L'augmentation  de volume du corps de la thyroïde c'est-à-dire de la thyroïde elle-même est variable. Celle-ci peut être diffuse et gagne l'ensemble de l'organe (la thyroïde) on parle alors de goitre diffus.
L'augmentation de volume de la thyroïde ne concerne parfois uniquement que des zones bien limitées, on parle dans ce cas de goitre nodulaire. Les nodules peuvent d'ailleurs être uniques ( nodules solitaires) ou multiples (goitre multi nodulaire).

Quelles sont les causes de l’apparition du goitre ? Plusieurs types d'anomalie peuvent favoriser l'apparition d'un goitre :

  • Un déficit en iode, constituant obligatoire des hormones thyroïdiennes, entraîne un goitre par carence iodée.
  • La synthèse des hormones thyroïdiennes peut aussi se faire de façon imparfaite par suite d'un déficit enzymatique congénital.
  • Certaines maladies thyroïdiennes provoquent également des goitres : la maladie de Basedow, la thyroïdite de Hashimoto ainsi que d'autres thyroïdites.

Le diagnostic : Le diagnostic repose sur la palpation du cou. Surtout, on recherche des signes de compression des organes de voisinage, c'est-à-dire une dysphagie (gêne à la déglutition), une dysphonie (modification de la voix) ou une dyspnée (gêne respiratoire). On étudie parfois le goitre par une échographie cervicale qui visualise les lobes thyroïdiens et les nodules, précisant leur taille et leur aspect liquidien (kyste) ou solide. Parallèlement, le dosage des hormones thyroïdiennes révèle une éventuelle augmentation ou une diminution de celles-ci.
Evolution : Spontanément, un goitre peut rester de petite taille ou augmenter de façon régulière et entraîner à terme des signes compressifs.
Un goitre peut en outre devenir toxique (en sécrétant des hormones thyroïdiennes de façon excessive) et alors entraîner une hyperthyroïdie.
Quels sont les différents types de goitre ?

  • Les goitres tumoraux qui sont irréguliers ; la tumeur peut être bénigne ou maligne ;
  • Les goitres inflammatoires qui se voient au cours des thyroïdites ;
  • Les goitres vasculaires de l'hyperthyroïdie (maladie de Basedow) ;
  • Les goitres avec hypothyroïdie qui sont dus à un trouble de la synthèse des hormones thyroïdiennes ;
  • Les goitres simples qui correspondent à une augmentation isolée de volume de la glande, sans tumeur, sans inflammation, sans trouble de la sécrétion thyroïdienne

Notons que les tumeurs de la thyroïde peuvent prendre plusieurs aspects. A la palpation, le médecin perçoit un nodule unique ou plusieurs. Ni le volume, ni la consistance, ni la sensibilité ne permettent de poser un diagnostic sur la nature du goitre. Le médecin recherche en général une dysphonie (modification de la voix), une dysphagie (gêne ou douleur en avalant), une dyspnée (des difficultés respiratoires), de la douleur. Il recherche également l'existence de ganglions lymphatiques du cou hypertrophiés en faisant faire des examens complémentaires.
Les goitres inflammatoires Ce sont des goitres douloureux spontanément et à la palpation. Ils sont en général synonymes de thyroïdite.
Un goitre vasculaire est reconnu par l'examen clinique. Il existe un souffle à l'auscultation et un "thrill" (impression de frémissement) à la palpation. En pratique, ces goitres avec hyperthyroïdie sont souvent la traduction d'une maladie de Basedow.
Les goitres avec hypothyroïdie : Lorsque la glande ne sécrète plus d'hormones ou pas assez, l'hypophyse répond par une augmentation de sécrétion de TSH. Cette hormone hypophysaire hyperstimule la glande qui grossit mais qui ne réussit pas pour autant à augmenter sa synthèse d'hormones thyroïdiennes. Ce défaut de production hormonale peut être du soit à un blocage enzymatique acquis ou congénital (troubles de l'hormonogenèse), à une séquelle de thyroïdite ou à des goitres simples.
Les goitres simples : Ce sont les plus fréquents. La prédisposition familiale est nette pour ces types de goitres. Ces goitres dits simples sont dus à un très léger déficit de la sécrétion thyroïdienne qui entraîne par voie de conséquence une hypersécrétion de TSH hypophysaire et donc l'hyperplasie en retour de la thyroïde. Le défaut hormonal et l'hypersécrétion de TSH sont très difficiles à mettre en évidence. Pourtant, le traitement de ces goitres repose sur l'administration d'hormones thyroïdiennes.
Lorsque le goitre simple est de volume gênant, le traitement médical est proposé.
Ce n'est jamais l'iode qui est prescrit. Ce sont toujours des extraits thyroïdiens ou de la thyroxine. En dehors du goitre nodulaire dont un nodule peut être cancéreux, le goitre simple est une affection bénigne.
Notons enfin que les causes d'augmentation de volume de la thyroïde sont nombreuses, mais pour faire un goitre, il faut à un moment donné avoir sécrété une quantité importante et prolongée de TSH en réponse à une insuffisance sécrétoire ; cette adaptation de la thyroïde permet de maintenir un taux normal d'hormones thyroïdiennes dans le sang.
L'insuffisance sécrétoire initiale est en général due à un trouble de la synthèse hormonale, d'origine nutritionnelle le plus souvent.
Traitement des goitres : Plusieurs possibilités s’offrent au patient :

  • Citronnelle (ou mélisse). Aussi appelé mélisse, elle est souvent recommandée pour traiter la maladie de Basedow. Des études montrent que la citronnelle abaisse le taux de thyréostimuline dans le sang et l’hypophyse après une seule piqure, ce qui réduit également la production d’hormone thyroïdienne. Il n’est pas prouvé qu’elle ait le même effet quand elle quand elle est utilisée par voie orale. A mon avis, c’est probable, et cela vaut sans doute la peine d’essayer.
  • Moutarde (pour l’hypothyroïdie). Les hormones thyroïdiennes contiennent non seulement une grande concentration d’iode mais également une substance complexe appelée tyrosine. Les feuilles de moutarde sont la meilleure source de tyrosine que je connaisse, avec un taux de 1,9% sur la base du poids sec. Divers autres aliments contiennent de la tyrosine : graines de soja, avoine, cacahuètes, épinards, cresson, graines de sésame, courge, fèves, amarante, graine de citrouille, chou etc…
  • Pour se préserver du goitre, manger (trois ou quatre fois suffisent) mélangée à du riz cuit ou du couscous une sauce composée de tendres feuilles de sump (Balanites aegyptiaca), de pâte d’arachides et de tous les condiments habituels. On peut encore infuser des feuilles de la même plante et boire l’infusion obtenue. Lorsqu’on est déjà atteint du mal, mâcher quotidiennement une poudre sèche obtenue en pilant et en faisant sécher des feuilles du dit Balanites aegyptiaca. La tumeur résiste assez longtemps à la médication, mais finit toujours par céder. Ceux qui expérimenteront ce médicament seront émerveillés.

Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute-Tradipraticien, Site web : www.sambamara.com

 

 

 

 


 

 

 

                   
                                             

 

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