Hyperthyroïdie et Hypothyroïdie : Signes distinctifs et Traitement !
Les hormones thyroïdiennes régularisent le métabolisme de toutes les cellules de l’organisme. C’est pourquoi, quand le taux d’hormones thyroïdiennes est trop bas, apparaît un trouble appelé hypothyroïdie.
Hyperthyroïdie par contre signifie des taux anormalement élevés d’hormones thyroïdiennes (T3 et T4) en circulation dans l’organisme.
Quels sont les deux types d’hyperthyroïdie ?
1. Les hyperthyroïdies diffuses : toute la glande est augmentée de volume (goitre) et sécrète des quantités anormales d'hormones. Il s'agit la plupart du temps de la maladie de Basedow au cours de laquelle s'associe aux signes cliniques de l'hyperthyroïdie une exophtalmie (saillie des globes oculaires).
Il peut également s'agir d'un goitre ancien qui se met à sécréter brusquement des quantités anormales d'hormones.
2. Les hyperthyroïdies nodulaires : seule une partie de la glande est hypersécrétante, soit parce qu'il existe un nodule unique (adénome toxique), soit parce qu'il existe plusieurs nodules pathologiques (goitres multi nodulaires hétérogènes toxiques).
Qu’est ce que la maladie de Basedow ?
C'est une affection auto-immune : le système immunitaire s’attaque à l'organisme. Des anticorps se fixent sur les récepteurs à la TSH des cellules thyroïdiennes et stimulent la sécrétion d’hormones.
Les symptômes sont assez évocateurs : sujet jeune, le plus souvent une femme, présentant à la fois des signes d'hyperthyroïdie (nervosité, troubles du sommeil, tremblements, amaigrissement involontaire, tachycardie, diarrhée, asthénie majeure) et une exophtalmie (saillie des yeux en dehors de l'orbite, en général symétrique et bilatérale). La paupière supérieure est rétractée, et le regard a un aspect fixe caractéristique.
L'examen clinique met en évidence au niveau du cou un goitre homogène vibrant sous la main lors de la palpation.
Description de l’hypothyroïdie
L'hypothyroïdie est la conséquence d'une faible production d'hormones par la glande thyroïde, cet organe en forme de papillon situé à la base du cou, sous la pomme d'Adam. L'influence de la glande thyroïde sur l'organisme est majeure : son rôle est de réguler le métabolisme des cellules de notre corps. Elle détermine donc la vitesse du « moteur » de nos cellules et organes. Chez les personnes hypothyroïdiennes, ce moteur fonctionne au ralenti.
Contrôle des hormones thyroïdiennes
Les deux principales hormones sécrétées par la thyroïde sont la T3 (triiodothyronine) et la T4 (tétra-iodothyronine ou thyroxine). Toutes deux comprennent le terme « iodo », l'iode étant indispensable à leur production. La quantité d’hormones produites est sous le contrôle d'autres glandes. C’est l'hypothalamus qui commande à l'hypophyse de produire l'hormone TSH (pour thyroid stimulating hormone). À son tour, l’hormone TSH stimule la thyroïde à produire les hormones thyroïdiennes.
On peut détecter une hypo ou une hyperactivité de la glande thyroïde en mesurant le taux de TSH dans le sang. En hypothyroïdie, le taux de TSH est élevé, car l’hypophyse réagit au manque d’hormones thyroïdiennes (T3 et T4) en sécrétant davantage de TSH. Par ce moyen, l’hypophyse tente de stimuler la thyroïde à produire plus d’hormones. En situation d’hyperthyroïdie (lorsqu'il y a trop d’hormones thyroïdiennes), l’inverse se produit : le taux de TSH est bas parce que l’hypophyse tente de « calmer » la glande thyroïde. Même au tout début d’un problème thyroïdien, le taux de TSH est souvent anormal.
Hyperthyroïdie ou surmenage thyroïdien :
Lorsqu’un sujet est atteint d’hyperthyroïdie, cela signifie généralement que des taux anormalement élevés d’hormones thyroïdiennes sont en circulation dans l’organisme. Ces hormones sont sécrétées par la glande thyroïde, située à la base du cou, juste derrière la pomme d’Adam et un peu au dessous de cette dernière. Le nom anglais de ce trouble, maladie de Gaves, vient du nom d’un médecin irlandais du début du XIXe siècle, Robert James Gaves, qui fut le premier à en identifier les symptômes caractéristiques : grossissement de la thyroïde, yeux exorbités, pouls rapide, transpiration abondante, fatigue, augmentation de l’activité métabolique entraînant une importante perte de poids, et divers symptômes neurologiques tels qu’agitation, irritabilité et légers tremblement certains muscles.
Le taux d’hormones thyroïdiennes en circulation dépendent de plusieurs facteurs : quantité d’iode minérale disponible, taux de thyréostimuline secrété par l’hypophyse (ou glande pituitaire), située au centre du cerveau, ainsi que l’état de santé global de la glande thyroïde elle-même. De plus, les taux de thyréostimuline sont également contrôlés par une autre partie du cerveau, l’hypothalamus. Tous ces facteurs peuvent se traduire par une formule toute simple chez l’individu en bonne santé : à mesure que le taux de thyréostimuline s’élève, le taux d’hormone thyroïdienne augmente également, jusqu’à ce qu’il y ait équilibre. Si le fonctionnement de la thyroïde laisse à désirer, ses tentatives pour régulariser les taux hormonaux ne serviront qu’à dérégler davantage ce système complexe.
Les maladies thyroïdiennes, qui sont trois fois plus fréquentes qu’il y a dix ans, touchent des milliers d’individus, surtout les femmes.
Ces dernières sont quatre fois plus exposées à la maladie de Basedow que les hommes. Elles sont également quatre fois plus susceptibles que ces derniers de développer des tumeurs de la thyroïde.
Symptômes de l’hypothyroïdie
L’hypothyroïdie se caractérise divers symptômes : léthargie, dépression, maux de tête, température corporelle basse, grande sensibilité au froid, diminution de la libido, difficulté à perdre du poids, peau règles douloureuses, réflexes lents, goitre et infections à répétition.
L’hypothyroïdisme varie en intensité, depuis les symptômes très légers et presque indécelables jusqu’à une maladie mortelle appelée myxœdème. Il est vraisemblable que de nombreux troubles, qui passent généralement pour les maladies allergiques, pourraient en réalité être dus à des déséquilibres thyroïdiens.
(à suivre…)
Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute-Tradipraticien ; Site web www.sambamara.com