La Colopathie fonctionnelle, l’Hernie hiatale et les Hémorroïdes et le Cancer du colon : Ces maux qui indisposent une grande proportion de la population sénégalaise !
Beaucoup de sénégalais souffrent aujourd’hui de maux comme colopathie fonctionnelle, hernie hiatale, hémorroïde et plus rarement de cancer du colon. Plusieurs hypothèses sont avancées sur leurs causes mais l’alimentation doit être particulièrement surveillée car, on a constaté que les gens à régime végétarien souffrent moins de ces dites maladies.
Qu’est ce que la colopathie fonctionnelle ?
C’est une maladie du colon qui peut être de nature inflammatoire ou fonctionnelle. Les colopathies inflammatoires sont les colites. Elles atteignent volontiers l’intestin grêle en même temps que le côlon, et sont alors dénommées entérocolites
Les colopathies fonctionnelles, ou spasmodiques, constituent l’une des affections les plus fréquentes. En l’état actuel des connaissances, la cause de la colopathie fonctionnelle est inconnue. L’examen radiologique ne révèle pas de lésion des organes (c’est pourquoi ce trouble est dit fonctionnel, par opposition aux affections organiques).
Comment la colopathie se manifeste-t-elle ?
Les manifestations de la colopathie spasmodique sont essentiellement des douleurs et des troubles du transit intestinal. Les douleurs, dues à des spasmes, ressemblent à des crampes, surviennent souvent sous forme de crises et sont parfois très intenses. Les troubles du transit sont de la diarrhée, de la constipation, ou une alternance de ces deux symptômes. Le patient peut se plaindre également de flatulences et d’éructations. L’ensemble de ces troubles s’améliore quand la personne n’est plus en situation de stress.
En fait, les symptômes varient d’un individu à l’autre, en particulier dans leur intensité (certaines personnes sont gênées surtout par la douleur, d’autres surtout par les troubles du transit), et dans leur évolution au fil des mois et des ans.
Qu’est que l’hernie hiatale ?
L’hernie hiatale elle, est une remontée du pôle supérieur de l'estomac à travers l'orifice œsophagien ou hiatus œsophagien du diaphragme, cloison qui sépare l'abdomen de la cage thoracique. L'estomac se trouve dans la cavité abdominale, sous le diaphragme, et l'œsophage traverse le diaphragme, avec l'aorte et la veine cave inférieure. Dans la partie supérieure de l'estomac se trouve un sphincter (anneau musculaire) qui empêche le contenu de l'estomac de repasser dans l'œsophage. Chez les patients souffrant d'une hernie hiatale, la position anormale de la partie supérieure de l'estomac empêche cet anneau de remplir correctement son rôle.
Quels sont les symptômes de l’hernie hiatale ?
Une hernie hiatale ne se manifeste pas toujours par des symptômes cliniques. Pourtant, chez les personnes plus grosses que la moyenne, elle provoque un reflux de l'acidité gastrique, de l'estomac vers l'œsophage (on parle de reflux lorsque les matières acides de l'estomac remontent dans l'œsophage). Ces reflux entraînent des lésions de la paroi œsophagienne et provoquent douleurs et brûlures au niveau de la poitrine. Ces douleurs se font sentir dans certaines positions : lorsque le sujet se baisse, se couche ou s'assoit, et se produisent plus fréquemment à la fin des repas. L'œsophage étant le siège de lésions dues aux reflux, il arrive également que boire ou manger soit douloureux, en particulier pour la nourriture épicée et les boissons chaudes.
Comment définit-on les hémorroïdes ?
Les malades qualifient souvent d'“hémorroïdes” la plupart des symptômes anaux ou rectaux. On fera préciser duquel il s’agit parmi les suivants : rectorragies, douleurs anales, prurit anal, suintements tachant le slip, perception d’une tuméfaction anale.
Mais en effet qu’est ce que l’hémoroide ?
Il s’agit d’un élargissement plus ou moins prononcé, avec formation de nœuds, des veines de la région du rectum et de l’anus. Ce sont des varices sur l’anus.
Les veines anales ont pour but de drainer le sang loin de cette région. Elles se dilatent lors de la défécation, et se contractent ensuite pour retrouver leur gabarit normal. En revanche, quand on fait régulièrement des efforts trop violents pour déféquer, comme c’est le cas si l’on est constipé, cela risque de compromettre le fonctionnement normal de ces veines. Elles restent alors gonflées en permanence, provoquant douleurs et démageaisons.
En outre, l’effort fourni pour expulser les selles peut faire éclater ces vaisseaux sanguins tuméfiés, entraînant des saignements. Ce problème touche surtout les femmes enceintes. En effet, pendant la grossesse, la croissance du fœtus exerce une pression accrue sur toutes les veines du bas-ventre.
Quels sont les signes de la maladie ?
1-On sent une brûlure et des démangeaisons pendant la défécation
2-La présence d’une boule à l’anus, lorsque l’hémorroïde est externe
3-Un saignement lors de la défécation
4-Un enflement de l’intérieur de l’anus quand l’hémorroïde interne
Quels sont les organes normaux perçus au toucher rectal ?
Dans les deux sexes, l’appareil sphinctérien dont on vérifie le tonus et la contraction volontaire, le bas rectum, le coccyx ; chez l’homme, la prostate ; chez la femme, le col utérin et on peut palper l'utérus s'il est fibromateux ou rétroversé.
Le toucher rectal permet d’atteindre le cul-de-sac de Douglas dont le contenu est perçu s’il est pathologique (épanchement, tumeur du sigmoïde prolabée, carcinose péritonéale).
Le toucher rectal n’est normalement pas douloureux. Le toucher rectal douloureux désigne généralement une douleur provoquée à la pression du cul-de-sac de Douglas. En cas de fissure anale, une anesthésie locale est utile pour lever l’hypertonie du canal anal.
Qu’est ce que le cancer du colon ?
Le cancer du colon comme son nom l’indique, est une tumeur maligne du gros intestin, c’est-à-dire de la portion basse du tractus intestinal que constituent le côlon et le rectum. Le cancer du côlon peut être situé à n’importe quel niveau de celui-ci, mais le plus couramment il affecte la partie sigmoïde du côlon et la partie fermée du rectum. Les cancers du côlon (ou cancers colorectaux) représentent entre 12 à 15 % des cancers et sont l’une des causes principales de la mortalité par cette maladie. La probabilité de développer un tel cancer au cours de la vie est proche de 5 %. La prévalence de cette atteinte est identique chez l’homme et chez la femme, en revanche la fréquence augmente avec l’âge. L’âge moyen de son diagnostic est situé autour de 65 ans.
Quels sont les facteurs de risque ?
Le risque de développer un cancer colorectal augmente d’une manière significative avec l’âge, avec la présence de polypes, en cas de syndromes inflammatoires chroniques et selon les prédispositions génétiques ou familiales des individus vis-à-vis du cancer. La consommation excessive de certains aliments, comme la viande, les sauces, les graisses, les fritures, les régimes pauvres en fibres (apportées par les légumes et les fruits) accroissent la probabilité d’apparition du cancer colorectal. Une corrélation a été établie entre le régime alimentaire et le cancer colorectal. En effet, les graisses augmentent les sécrétions biliaires, source de substances cancérigènes qui, en l’absence de fibres alimentaires et de calcium, restent libres dans la lumière intestinale où elles font un séjour prolongé. En revanche, un régime équilibré permet aux fibres de jouer leur rôle de capteur de ses substances et aux ions calciques de les précipiter en les rendant inoffensives d’une part et en en accélérant le transit d’autre part.
Quels sont ses symptômes ?
Le cancer colorectal se développe souvent d’une manière insidieuse et sans symptômes apparents. Au stade primaire de la maladie, on peut détecter la présence de sang dans les selles chez certains sujets ; on peut remarquer également une constipation persistante ou une diarrhée avec des douleurs abdominales.
Comment prévenir ou gérer ces différentes maladies ?
La meilleure manière de prévenir ces différentes maladies demeure en tout premier lieu d’augmenter sa consommation en fibres en mangeant plus de légumes et de fruits : les fibres ramollissent les selles. Ensuite, boire beaucoup d’eau, éviter les irritants alimentaires comme le café, l’alcool, les épices forte, le piment, et, diminuer les aliments pauvres en fibres : pain, riz, viande. Pour le traitement de l’hémorroïde on peut :
- Faire un bain de siège dans une eau contenant des écorces pulvérisées de néré (Parkia biglobosa)
- Ou un bain de siège dans une infusion de feuilles de « soon » ou Lannea acida.
- Etant à jeun, croquer quotidiennement et avaler trois morceaux d’une gousse d’ail (Allium sativum) ; boire dessus une cuillérée à soupe de miel. Trois jours de miel suffisent.
- Chaque soir, de préférence en allant au lit, introduire dans l’anus, qu’on pousse plus loin avec le doigt, de petits morceaux de glace. Deux à trois jours de traitemement suffit.
Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute site web : www.sambamara.com