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LES CHRONIQUES DE MARA

      

 

Troubles de l’érection : « Quels sont les remèdes à ce problème douloureux ? »

Le terme de « trouble de l’érection », encore appelé « dysfonctionnement érectile » est une expression qui fait référence à l’incapacité d’obtenir et de maintenir une érection suffisamment rigide pour avoir une activité sexuelle satisfaisante.
Jusqu’à une date relativement récente, médecins et psychologues étaient convaincus que 90% des troubles de l’érection étaient dus à des causes psychologiques et qu’une partenaire affriolante suffirait à résoudre le problème. Aujourd’hui, les spécialistes sont d’accord pour dire que la plupart des problèmes d’érection ont une cause physique : artères obstruées, alcool ou autres drogues, diabète, lésion de l’aine, manque de sommeil, tabagisme ou chirurgie prostatique. 

Comment savoir si son trouble est physique ou psychologique ?
Pour un tel diagnostic, j’aime bien le test à l’aide de timbres-poste mentionné par ce spécialiste en médecine naturelle. Il se base sur la constatation selon laquelle, chez un homme normalement constitué, il se produit des érections nocturnes toujours pendant le sommeil. Pour faire ce test, il vous suffit d’attacher une bande de timbres-poste autour de votre pénis avant de vous coucher le soir. Si elle est encore intacte au matin, c’est que vous n’avez pas eu d’érection durant votre sommeil et qu’une anomalie physique est probablement en cause. En revanche, si elle est déchirée sous l’effet d’une érection nocturne, c’est le signe que votre pénis fonctionne bien et que le problème est probablement du à des causes psychologiques. Ce test n’est pas infaillible, mais il vous donnera déjà une première indication. La prochaine étape logique, bien sûr, est de parler de tout cela à votre médecin ou praticien.

De quoi dépend le mécanisme de l’érection ?
Il faut savoir que, pour que l'on puisse parler de troubles de l'érection, cette incapacité doit se répéter constamment et durer depuis au moins trois mois. On ne parle donc pas de troubles de l'érection dans le cas d'un homme qui a connu un problème momentané qui ne s'est pas reproduit.
Le mécanisme de l'érection ne dépend pas de la volonté. Pour avoir une érection, un homme doit avoir été soumis à des stimulations sexuelles (caresses aux organes génitaux, fantasmes, etc.). L'érection dépend aussi du bon fonctionnement du système nerveux (qui véhicule les signaux de l'excitation), du système circulatoire (qui transporte le sang vers le pénis), ainsi que du pénis lui-même qui doit être intact. Il est donc facile de comprendre qu'un homme doit être en bonne santé pour avoir des érections.
Un homme ayant des troubles d'érection ou qui est carrément incapable d'en avoir peut très bien ressentir du désir, avoir un orgasme et éjaculer, soit par la masturbation, soit en frottant ses organes génitaux sur ceux de sa partenaire. Certains hommes arrivent même à engendrer un ou plusieurs enfants sans avoir d'érections suffisantes pour permettre la pénétration (leur conjointe devient enceinte parce qu'ils éjaculent sur la vulve ou à l'entrée du vagin). Par contre, comme l'érection fait partie intégrante de la réponse sexuelle normale, le trouble d'érection est considéré comme une anomalie et un symptôme possible d'une maladie sous-jacente.

Quelles sont les causes de ce dysfonctionnement ?
Le problème se pose souvent lors des premières relations sexuelles, par manque d’expérience et de confiance en soi, tension incontrôlable due à l’émotion ou à la rareté des rapports... Plus tard, cela peut être le stress, la peur de l’échec, le comportement intimidant de la partenaire... L’éducation et les traumatismes psychologiques jouent aussi un rôle. Sans oublier la consommation de drogues, comme la cocaïne, qui peuvent précipiter l’éjaculation. Les causes physiques, elles, sont rares. Certains s’inquiètent à tort, parce qu’ils s’observent un peu trop. « Ne plus avoir d’érection le matin, par exemple, ne veut pas dire que l’on est devenu impuissant, explique la sexologue. Les organes semblent au repos, mais, dans le "feu de l’action", il est probable que tout va bien se passer. » Après quelques mois d’inactivité sexuelle, on ne se sent pas toujours à l’aise. Si l’appréhension est forte, pourquoi ne pas dire à la partenaire que c’est la première fois depuis bien longtemps ? Loin d’être déçue, elle sera peut-être flattée... et se montrera compréhensive. Dans le couple, il ne faut pas laisser les liens se distendre trop longtemps. L’essentiel est de parler de ses peurs et de ses désirs avec sa compagne. Parfois, la création d’un climat érotique favorable peut réveiller l’amant qui sommeille en lui. Si les blocages ne permettent pas de s’engager sur cette voie, l’aide d’un psychologue ou d’un psychiatre peut se révéler précieuse. Car ils peuvent s’expliquer par un passé douloureux. S’il s’agit d’un homme traité pour dépression, le mieux est d’en parler au médecin : un simple changement d’antidépresseur suffit parfois à régler le problème

  • le dysfonctionnement érectile d’origine physiologique :
  • Anomalies des vaisseaux sanguins. Les troubles vasculaires, artériels ou veineux sont responsables d'une grande partie des cas. Parmi les maladies les plus fréquentes, citons le durcissement des artères (artériosclérose), l'hypertension artérielle, un taux élevé de cholestérol (hypercholestérolémie) et le diabète.
  •   Certains médicaments. Les antihypertenseurs, les antidépresseurs, les antipsychotiques, les anticonvulsivants contre l'épilepsie, la cimétidine (pour diminuer la sécrétion d'acide gastrique) ainsi que de fortes doses de médicaments contre l'anxiété (Activan, Valium, etc.) peuvent affecter le mécanisme vasculaire de l'érection.
  • Prostatectomie radicale (ablation de la prostate). Cette chirurgie permet de traiter le cancer de la prostate. Comme elle ne peut être effectuée par les voies naturelles, elle atteint parfois les nerfs du pénis, entraînant un trouble érectile dans 50 à 60 % des cas.
  • Tabagisme. Il constitue une cause importante de troubles de l'érection car il aggrave l'hypertension et l'artériosclérose et favorise une fuite veineuse (incapacité des veines du pénis à retenir le sang).
  • Anomalies des nerfs et des centres nerveux. Entre autres, traumatisme de la moelle épinière (par exemple, la paraplégie), sclérose en plaques, maladie de Parkinson, etc. Ces maladies peuvent nuire à la transmission de l'influx nerveux des organes génitaux vers le cerveau ou vice-versa.
  • Maladie de Peyrony : Cette courbure anormale du pénis est due à une cicatrice dure et palpable à l'intérieur de l'organe. Ce n'est qu'en cas de déformation importante qu'il peut y avoir des troubles de l'érection.
  • dysfonctionnement érectile d’origine psychologique :
    • ·  Anxiété de performance. Elle constitue la principale cause psychologique des troubles d'érection. Celui qui en souffre a peur de ne pas être capable d'avoir une érection ou de la maintenir assez longtemps pour sa satisfaction personnelle ou celle de sa partenaire.
    • Autres facteurs psychologiques. Des problèmes dans le couple, de l'hostilité envers la partenaire, la lassitude sexuelle, une mauvaise éducation sexuelle, des difficultés d'ordre professionnel, une perte d'emploi, des soucis financiers, la fatigue, une rupture amoureuse, une période d'abstinence sexuelle ainsi qu'un sevrage de drogue ou d'alcool après une période d'abus sont quelques-uns des facteurs pouvant entraîner un problème d'érection.

 

Remèdes et conseils pratiques
L’éjaculation prématurée est très fréquente chez les hommes au début de leur sexualité, car ils n’ont pas encore appris à contrôler les réactions de leur corps. Pas question de durée « standard » ou « minimum » : qu’elle ait lieu avant la pénétration ou quelques minutes après, on parle d’éjaculation précoce lorsque celle-ci se produit en tant qu’acte réflexe. Il ne s’agit pas d’une maladie, on peut même dire que l’homme qui éjacule rapidement fonctionne sexuellement bien, presque « trop bien ».
Retarder l’éjaculation demande donc un apprentissage afin de désactiver ce réflexe inné », explique le Dr Yves Ferrol, généraliste et sexologue. Cet apprentissage se fait naturellement au fil du temps, mais certains hommes continuent à éjaculer rapidement toute leur vie. D’autres se trouvent confrontés à ce problème après plusieurs années de sexualité satisfaisante. Que peut-on faire ?

  • Evitez certains médicaments : selon certaines sources 200 médicaments ont été incriminés au USA ; une étude portant sur 188 cas montre que 25% des cas de faiblesse sexuelle ou même d’impuissance ont une cause médicamenteuse. Les antihistaminiques, diurétiques ou sédatifs en vente libre peuvent être aussi des causes de disfonctionnements.
  • Evitez les drogues et l’alcool : Shakespeare avait bien raison lorsqu’il disait dans Macbeth que, si l’alcool attise le désir, il dérobe la performance. L’alcool ainsi que les drogues inhibent les réflexes et causent des lésions nerveuses et hépatiques ce qui entraîne un état contraire à l’excitation. Avec le temps, l’alcool peut provoquer un déséquilibre hormonal.
  • Surveillez votre alimentation : Les mêmes substances qui bloquent vos artères, le cholestérol alimentaire et les graisses saturées, affectent aussi le flux sanguin dans le pénis. L’excès de cholestérol est probablement l’une des grandes causes d’impuissance. En effet, le cholestérol semble affecter le tissu érectile.
  • Ne soyez pas anxieux : quand nous sommes anxieux, le système sympathique est dominant, l’organisme est en alerte, les hormones surrénales vous préparent à lutter ou à fuir : les nerfs tirent le sang du système digestif ou du pénis vers les muscles. Détendez-vous alors et laissez le système parasympathique prendre le dessus. Les signaux que transporte ce réseau provoquent le gonflement des artères et des sinus du pénis et un afflux de sang circule dans les tissus. Un peu d’anxiété suffit à déclencher le système sympathique. Pour certains hommes, la peur de l’échec est tellement grande qu’elle entraîne une sécrétion débridée de noradrénaline, une autre hormone surrénale. C’est tout le contraire de ce dont vous avez besoin pour avoir une érection.
  • Evitez d’être constipé : le disfonctionnement, n’est parfois qu’apparente. Il est du alors à la constipation, apanage des personnes qui mènent une existence assise. Une bonne purge suffit dans ce cas pour ranimer le membre viril engourdi.
  • Essayez les exercices de Kegel : Il s'agit d'exercices pratiqués par les femmes qui viennent d'accoucher pour renforcer les muscles du plancher pelvien (le bulbo-caverneux et le pubo-coccigien). Chez les hommes, les exercices de Kegel peuvent contribuer à retarder l'éjaculation. Vous n'avez qu'à contracter les fesses pendant 10 secondes. Faites ces exercices plusieurs minutes d'affilée à deux ou trois reprises au cours de la journée. Lors de relations sexuelles, certains hommes peuvent prolonger leur érection en contractant ces muscles, d'autres y arrivent en les relâchant.
  • Prenez votre temps : Faire l'amour n'est pas une course contre la montre. Prenez le temps de communiquer affectueusement et tendrement avec votre partenaire. Accordez de l'importance à l'ambiance et aux préliminaires.

Les remèdes :

  • Mâcher une poudre de la racine de sindian (Cassia sieberiana) contenant du niamakou (Aframomum melegueta) et du sel gemme. On peut utiliser la même racine sous forme de frotte-dents et obtenir le même résultat.
  • Prendre chaque matin à jeun une portion composée d’une décoction miellée de racines de sindian contenant du jar (Xylopia aethiopica) du piment et tamarin. Maintient la vigueur du membre viril.
  • Pulvériser ensemble quelques pieds de Euphorbia hirta et du sel gemme. Délayer la pâte obtenue dans du lait frais et boire. Rend aussi le sperme abondant.
  • Manger la viande grillée sur la braise d’un hérisson mâle. Fortifie le membre viril.
  • Chaque jour, à la chute du soleil, mâcher sous forme de cure-dents une racine fendue, si celle-ci est trop grosse, en deux, de Prosopis africana et une noix de cola rouge.
  • Mâcher, sous forme de cure-dents, un rameau coupé d’un seul coup de couteau, de Sclerocarya birrea long de vingt cinq centimètres. (Rend la vigueur au membre viril affaibli.)
  • Broyer ensemble les éléments suivants : écorces de la racine de sindian, de daxaar, des graines de niamakou et du sel gemme. Mâcher la poudre obtenue ou l’absorber dans un bouillon de viande.
  • Enlever six racines d’un Balanites aegyptiaca renversé par un vent venant de l’est. Réduire trois de ces racines en poudre, bouillir le reste. Boire une portion de la décoction, se placer à cheval (fumigation) au-dessus d’un récipient contenant du charbon allumé et une bonne pincée de la poudre susmentionnée. Une semaine de traitement.
  • Découper des racines ndiandam (Boscia senegalensis) et de sump (Balanites aegyptiaca) dont une partie est à ciel ouvert par suite des ravinements des eaux de pluies. Introduire les morceaux de racines dans un canari contenant une eau et du sel. Placer le récipient ainsi garni dans un coin  de la demeure où il doit rester trois jours pleins. A partir du quatrième jour au matin, boire quotidiennement, une semaine durant, une bonne cuillérée en calebasse du contenu du pot.
  • Pulvériser des racines d’un très jeune Khaya senegalensis. Prendre la poudre obtenue dans une bouillie claire.
  • Boire quotidiennement pendant un certain temps une décoction de racines de Tamarindus indica, de Calatropis procera auxquelles on ajoute quelques gousses pulvérisées de niamakou. Très bon remède combattant également l’impuissance.

Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute, web : www.sambamara; skype :sambamara

 


  

         

 

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