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LES CHRONIQUES DE MARA |
L’endométriose, un problème de taille chez la femme !
« 10 mesures pour faire face à cette terrible maladie ! »
Depuis des années, les douleurs se manifestent insidieusement ; elles vous volent du temps, vous privent de votre paix d’esprit et minent votre bonheur. Vous avez mal au dos régulièrement et sans raison apparente. Vous avez mal lorsque vous allez à la selle et vos relations sexuelles sont douloureuses. Le premier et même parfois le deuxième jour de vos règles, des crampes insoutenables vous obligent à garder le lit, où vous vous tordez de douleur.
Votre gynécologue a donné à ce mal insidieux le nom d’endométriose.
Qu’est ce que l’endométriose ?
Le tissu endométrial, qui est censé tapisser la paroi de l’utérus et s’évacuer tous les mois pendant les règles, se développe à l’intérieur de l’utérus, sur les ovaires, autour des trompes de Fallope et en travers des ligaments qui soutiennent l’utérus. En s’incrustant dans les tissus internes, il tisse un réseau de cicatrices. Au moment des menstruations, il enfle et saigne, laissant un résidu qui, n’étant pas expulsé, peut causer de l’inflammation et des tissus cicatriciels.
Quelles sont les causes de l’endométriose ?
Il existe de nombreuses théories quant aux causes possibles de l’endométriose. Il existerait certaines preuves selon lesquelles ce trouble serait lié à des lésions du système immunitaire provoquées par divers polluants de l’environnement similaires aux œstrogènes, comme par exemple des pesticides. Des traitements immunodépresseurs, ainsi que certains toxines, seraient également suspectés. D’autres hypothèses mettent en cause l’usage de tampons hygiéniques, d’un stérilet ou d’un diaphragme. En fait, personne ne sait vraiment pour quelle raison cette maladie apparaît.
Quels sont les symptômes et la prévalence de cette maladie ?
L’endométriose peut provoquer divers symptômes : douleurs, nausées, saignements menstruels abondants, douleurs lors des rapports sexuels ; il arrive même qu’elle entraîne la stérilité.
Les évaluations varient quant à la fréquence de ce trouble, mais la majorité des spécialistes suggèrent qu’entre 2 et 5 % des femmes en sont affectées. L’endométriose survient surtout entre 25 et 40ans.
Quelles mesures permettent d’y faire face ?
Votre médecin essai sans doute différents traitements pour maîtriser la maladie. Mais il existe aussi des mesures que vous pouvez prendre vous-même pour soulager les douleurs et l’inconfort de l’endométriose.
- Parlez de vos douleurs. Parfois, on se sent mieux en découvrant qu’on est pas seule à souffrir et qu’il y a d’autres femmes qui vivent la même chose. Vous devrez essayer d’acquérir une meilleure connaissance de votre maladie. Si vous vous en remettez uniquement à votre médecin, vous vous en tirerez beaucoup moins bien. Les femmes qui essaient de trouver leurs propres solutions sont généralement celles qui s’en sortent le mieux.
- Faites-vous un calendrier. Dressez un tableau de votre cycle. Notez à quels moments vos symptômes sont très intenses et à quels moments ils sont pratiquement imperceptibles. Examinez votre régime alimentaire et vos activités. Essayez de voir comment votre alimentation et vos activités physiques influencent votre cycle. Vous pourrez atténuer vos symptômes en évitant les choses qui sembles les intensifier et en déterminant ce qui vous fait le plus de bien.
- Bloquez la prostaglandine. Entre autres raisons, vous souffrez de crampes, plus particulièrement pendant vos règles, parce que votre organisme sécrète, trop de prostaglandine, une hormone de la paroi de l’utérus. La prostaglandine stimule excessivement stimule excessivement vos muscles utérins et les force à travailler trop fort, ce qui vous donne des crampes. L’aspirine, qui est un anti-inflammatoire, peut les soulager, mais les meilleurs analgésiques en vente libre sont des anti-prostaglandines comme l’Advil.
- Mangez plus de poisson. Ajoutez une anti-prostaglandine naturelle à votre alimentation en consommant du poisson. Le poisson contient des acides aminés oméga-3, qui suppriment la production de prostaglandine.
- Essayez la chaleur. Certains bons vieux remèdes contre les douleurs menstruelles et dans la partie inférieure du dos soulagent aussi les symptômes de l’endométriose. Pour détendre les muscles abdominaux, essayez du repos au lit, de la chaleur humide ou une bouillotte et des boissons chaudes.
- Essayez le froid. Si la chaleur ne vous procure aucun changement, vous faites peut-être partie des femmes qui sont plus réceptives au froid. Appliquez-vous des compresses froides sur la région inférieure de l’abdomen.
- Faites de l’exercice pour soulager vos douleurs. L’exercice fait diminuer les taux d’œstrogène, ce qui peut ralentir la progression de l’endométriose. L’exercice accroît aussi la production d’endorphines, des substances naturelles qui enrayent la douleur. Privilégiez une forme d’exercice modéré, comme la marche, car les exercices trop violents peuvent rendre les adhérences et les tissus cicatriciels plus sensibles.
- Evitez la caféine. La caféine dans les boissons gazeuses, le thé ou le café peut aggraver les douleurs que ressentent certaines femmes. Il faut parfois renoncer carrément à la caféine.
- Evitez les tampons. Laisser le flux menstruel s’écouler librement et sans obstruction peut contribuer à prévenir l’endométriose. Un tampon peut favoriser les douleurs menstruelles. Utilisez les serviettes hygiéniques plutôt que les tampons, plus particulièrement si vous avez le vagin étroit ou l’ouverture du vagin très petite.
- Adoptez une nouvelle position. Les femmes qui souffrent d’endométriose rétroversé éprouvent des douleurs lorsqu’elles font l’amour. Pendant la relation sexuelle, le pénis exerce une pression contre l’utérus et les terminaisons nerveuses. La solution consiste à adopter une nouvelle position pour faire l’amour. Pour éviter que la pénétration ne soit douloureuse, il est suggéré que la femme se mette en levrette.
- Utilisez un lubrifiant naturel. Une lubrification additionnelle peut être nécessaire pour rendre les rapports sexuels moins douloureux. Les femmes qui ont des difficultés à être enceinte, ce qui est fréquente en cas d’endométriose, devraient remplacer la vaseline par des blancs d’œufs. La vaseline peut tuer les spermatozoïdes, mais les blancs d’œufs ne les tuent pas. En fait, les blancs d’œufs peuvent même accélérer le déplacement des spermatozoïdes vers l’ovule.
- Essayez l’acupression. L’acupression soulage les douleurs sans médicaments. Quand on commence à ressentir des douleurs, il suffit de presser deux points particuliers pour obtenir un soulagement. L’un de ces points est situé à l’intérieur de la jambe, à environ 5 cm au-dessus de l’os de la cheville. Vous l’aurez trouvé si vous sentez une sensibilité. L’autre point se trouve à l’endroit où les os du pousse et de l’index se rencontrent. Pressez ces points aussi fort que vous le pouvez.
Quelques plantes au secours de l’endométriose
Si vous êtes en proie à l’endométriose, divers gynécologues recommandent d’éviter l’alcool, la caféine, les produits laitiers non écrémés, les œufs, les aliments frits, la viande rouge, le sel et le sucre. Je ne saurais vous affirmer que tel ou tel volet d’une pareille réforme alimentaire vous apportera un soulagement, mais il est vrai que ce sont des mesures de simple bon sens, que vous souffririez ou non d’endométriose. Bien que je ne puisse vous promettre qu’un quelconque remède à base de plantes suffise à vous guérir de votre endométriose, je suis persuadé que les espèces décrites plus bas pourront vous aider. Elles sont sans danger, et je suis convaincu qu’elles valent la peine d’être essayés.
- Soja (Glycine max) et autres fèves. Les partisans des remèdes naturels sont nombreux à avoir adopté les produits à base de soja pour traiter l’endométriose et divers autres troubles liés aux œstrogènes, notamment le cancer du sein. Les sectateurs du soja font l’éloge de cette plante riche en deux substances complexes proches des oestrogènes : la génistéine et la daidzéine. Ces deux phyto-oestrogènes ont le même mode de fonctionnement : ils empêchent l’organisme d’absorber les types nocifs d’oestrogènes en circulation dans le sang, prenant leur place, se liant aux sites récepteurs des cellules et empêchant ainsi les oestrogènes nocifs de s’y implanter.
- Cacahuète (Arachis Hypogaea). L’analyse des cacahuètes révèle qu’elles contiennent un grand nombre de substances bénéfiques pour la santé, substances également présentes dans les graines de soja et dans de nombreuses autres fèves. A choisir entre deux aliments dotés du même potentiel de santé, je ne doute pas une minute que le plus bénéfique pour vous soit aussi celui que vous aimez le plus, à supposer, du moins, que le plaisir soit bon pour le système immunitaire, comme l’affirment les immunologistes. Et puis soyons honnêtes : vous viendrait-il à l’idée de préférer les graines de soja aux cacahuètes ?
En optant pour des cacahuètes, vous obtiendrez en outre un avantage supplémentaire. La fine membrane rouge qui les entoure est en effet la source essentielle des proantocyanidines oligométriques ; ces substances pourraient également contribuer à maîtriser les cancers hormono-dépendants et, peut-être l’endométriose.
Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute- Tradipraticien, site web : www.sambamara.com
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