serigne samba ndiaye

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Prévenir ou soigner par les plantes

       Paludisme : 15 solutions pour s’en débarrasser !

      
 « Le Tinospora bakis, le Maytenus senegalensis et le Nauclea latifolia, la meilleure association »

Qu’est ce que le paludisme ?
Le paludisme encore appelé malaria est une maladie infectieuse parasitaire due à un protozoaire transmis par un moustique femelle, l’anophèle.
La cause de la maladie a été découverte le 6 novembre 1880 à l’hôpital militaire de Constantine par un médecin de l’armée française, Alphonse Laveran.
Selon les estimations de l’OMS, le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes.
Cette maladie touche une centaine de pays dans le monde, surtout les zones tropicales d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine.

Quel est le mode de transmission ?
Le paludisme est transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique femelle, du genre Anophèles, elle-même infectée après avoir piqué un homme impaludé : la femelle, en prenant le repas de sang nécessaire à sa ponte, injecte le parasite à son hôte. Les mâles ne piquent pas.
La transmission de Plasmodium d’un homme à un autre se fait donc par l’intermédiaire du moustique, le principal en cause étant Anophèles gambiae sur le continent africain (voir Les moustiques anophèles vecteurs du paludisme). Il existe un seul cas de contamination interhumaine directe, lorsqu’une femme enceinte infectée contamine son enfant par voie transplacentaire.
Quels sont les symptômes du paludisme ?
Les manifestations cliniques du paludisme sont très diverses. Le paludisme débute par une fièvre 8 à 30 jours après l’infection, qui peut s’accompagner - ou non - de maux de tête, de douleurs musculaires, d’un affaiblissement, de vomissements, de diarrhées, de toux. Des cycles typiques alternant fièvre, tremblements avec sueurs froides et transpiration intense, peuvent alors survenir : c’est " l’accès palustre". La périodicité de ces cycles dépend de l’espèce de parasite en cause, et coïncide avec la multiplication des parasites et l’éclatement des globules rouges, qui conduit également à l’anémie. Le paludisme à P. falciparum peut être fatal s’il n’est pas traité. Dans certains cas, les globules rouges infectés peuvent bloquer les vaisseaux sanguins irriguant le cerveau : c’est le neuropaludisme, souvent mortel. Dans les régions où le paludisme est hautement endémique, les personnes sont tellement souvent infectées qu’elles finissent par être naturellement immunisées (" immunité acquise ") et tolèrent le parasite, généralement après de nombreuses années d’infection chronique. Elles sont alors des porteurs asymptomatiques du parasite

Quel est le cycle du paludisme ?
C’est un cycle très complexe :
L’anophèle femelle injecte le parasite sous forme de sporozoite qui, par la circulation sanguine, entre dans le foie et se multiplie pour donner les mérozoites. Après l’éclatement de la cellule hépatique, ces mérozoites gagnent la circulation sanguine et infectent de nouveaux globules rouges.
Après quelques cycles, ces mérozoides donnent des gamétocystes qui ingérés par le moustique donne des gamètes dont leur fécondation donne un zygote qui se différencie en oocyste dans le tube digestif de l’anophèle. Ces oocystes donnent des sporozoites qui migrent vers les glandes salivaires du moustique.

Quel est l’impact socio-économique du paludisme ?
Le paludisme entraîne la perte moyenne de 1,3 % de croissance économique annuelle dans les pays à forte transmission. Sur plusieurs années, cette perte a entraîné des différences substantielles de PIB entre les pays impaludés ou non. En raison du paludisme, les familles et les communautés se retrouvent prises dans une spirale de pauvreté qui touche de façon disproportionnée les populations marginalisées et pauvres qui ne peuvent assumer le coût du traitement ou qui n’ont qu’un accès limité aux soins. Dans les pays fortement impaludés, les dépenses peuvent représenter jusqu’à 40% des dépenses de santé publique, 30 à 50% des hospitalisations et jusqu’à 60% des consultations externes. Le paludisme a des répercussions sur toute la durée de la vieen accroissant la pauvreté, en compromettant l’apprentissage et en augmentant l’absentéisme scolaire et professionnel.

Quels sont les traitements traditionnels possibles ?

    • Boire une infusion de feuilles de Cassia alata ou Dartrier appelée mbâta en wolof : une poignée de feuilles dans un litre d’eau, en boire un demi verre à café après chaque repas.
    • Pulvériser sommairement des racines débitées en petits morceaux d’Entada africana ; les introduire dans de l’eau. Mettre celle-ci dans un enclos où le patient doit prendre sept bains successifs. Les autres jours, une semaine durant, bain quotidien dans le liquide à raison d’une fois le soir. En boire. Huit jours de traitement.
    • Boire une eau filtrée ayant contenu des gousses de tamarin et une racine pilée de Cochlospermum tinctorium.
    • Infuser des feuilles de Cassia occidentalis ou mbenté en wolof ; ajouter du miel et absorber : combat le paludisme accompagné de maux de ventre.
    • Boire une infusion de feuilles de Mitragyna inermis communément appelé xoos.
    • Se baigner dans une infusion de feuilles de Ficus thonningii. Absorber l’infusion.   Ce médicament est utilisé pour combattre la forme du paludisme dite accès pernicieux.
    • Faire séjourner dans une eau une assez grosse boule de tamarin décortiquée, ayant douze mois d’existence. Avec la main droite proprement lavée, malaxer dans le liquide la dite boule de tamarin à séparer complètement la pulpe des pépins. Faire bouillir longuement le dit liquide auquel on ajoute une bonne poignée de Capsicum  (piment rouge) écrasé, jusqu’à obtenir une matière pâteuse claire. Conserver celle-ci dans une bouteille ou dans tout autre récipient. Chaque matin, à jeun, absorber une bonne cuillérée à soupe de la mixture. Trois jours de traitement.
    • Infuser des feuilles de Sarcocephalus esculentus. Se pencher (fumigation) au-dessus de l’abondante vapeur qui se dégage de l’infusion. Bain dans celle-ci devenue tiède, en boire. Arrête les vomissements biliaires et dissipe la fièvre.
    • Boire une infusion de mélange de feuilles de Combretum glutinosum (rat), Combretum micranthum et Guiera senegalensis.
    • Enduire le corps de l’enfant paludéen d’un liquide extrait de racines d’Anona senegalensis ou « dugoor » en wolof.
    • Enfin boire une décoction d’un mélange de racines de Tinospora bakis (bakiis), de Maytenus senegalensis (dori) et de Annona senegalensis (dugoor).
 
 

    Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute-Tradipraticien : web : www.sambamara.com

 



 

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