Identification :
Le tamarinier ou Tamarindus indica est un arbre du règne végétal, du sous-règne des Tracheobionta, de la classe des Magnoliopsida, de la sous-classe des Rosidae, de l’ordre des Fabales. Cet arbre est la seule espèce du genre Tamarindus.
Les wolofs l’appellent « daxaar », les serer « sob », les peul « dammi », les mandingues « timbimb », les diola « budahar », les bambara « tombi », les derma « bossaie », les gourmanché « bu pugubu », les haoussas « les lalinké « tonbi ».
C'est un arbre de 10 à 20 m de haut à tronc plutôt court. À croissance lente, il a une longue durée de vie. Son feuillage est persistant à feuilles alternes, paripennées (jusqu'à 12 paires de folioles). Ses fleurs jaunâtres en racèmes terminaux retombants apparaissent en mai et donnent en octobre des fruits connus sous le nom de tamarins, constitués de grosses gousses contenant plusieurs graines entourées de pulpe fibreuse.
Caractérisation : Cet arbre est originaire des régions tropicales sèches de l'Afrique de l'Est. Implanté il y a très longtemps en Inde, il a depuis diffusé dans toutes les régions tropicales. Il a été introduit au XVIe siècle en Amérique centrale. Le tamarinier est un arbre d’une très grande longévité indifférent au type de sol et supportant bien la sécheresse, le vent et les embruns.
Valorisation : Il est cultivé pour ses fruits et plus particulièrement pour la pulpe comestible qui entoure les graines et qui est à la fois acide et riche en sucre. Son bois est recherché pour la confection de meubles ou comme bois de construction et son écorce est utilisée pour traiter l’asthme, pour ses propriétés astringentes elle est employée en usage externe aussi pour soigner les plaies. Le feuillage est employé dans la confection de teinture jaune ou rouge. La pulpe acidulée et sucrée est riche en vitamines B et C, en minéraux « calcium, fer, phosphore) mais aussi en acide tartrique qui en cas d’excès peut avoir des effets laxatifs. Dans la pharmacopée traditionnelle cet arbre entre dans la plupart des préparations médico-magiques traditionnelles pour le traitement des maladies affectant le psychisme de l’individu. On le recommande dans le traitement de la folie, de l’impuissance et de la stérilité. La pulpe du fruit traiterait le diabète.
Modalités de germination et de croissance : La multiplication de Tamarindus indica se fait par semis au printemps mais on lui préfère le bouturage et le marcottage. Sa croissance est lente.