Syndrome des jambes sans repos : Plusieurs techniques pour les calmer !
Pas de fête, pas de musique ! Vous êtes couché et vous voulez dormir, mais vos jambes, ont envie de danser ! Que se passe-t-il ?
Peut-être avez-vous réprimé votre véritable votre véritable vocation, danseur de cabaret ! Sinon, vous faites probablement partie des 5% de la population que l’on croit atteint du syndrome des jambes sans repos.
Qu’est ce que le Syndrome des jambes sans repos ?
Cette maladie, aussi connue sous le nom de syndrome de Ekbom, est habituellement un trouble chronique plutôt que le symptôme d’une grave affection neurologique. Elle se caractérise par une envie irrésistible de bouger les jambes, qui s’accompagne de sensations bizarres dans cette région du corps.
En général, cette maladie frappe uniquement la partie inférieure des deux jambes, bien qu’elle puisse parfois s’étendre aux cuisses et aux bras. Les deux côtés ne sont pas toujours symétriques.
Le sujet est alors contraint d'agiter ses jambes pour soulager les symptômes, voire se lever et déambuler. Parfois, cette envie de bouger s'accompagne de mouvements de jambes involontaires nocturnes, ce qui peut perturber le sommeil du conjoint.
L’origine de ces sensations est inconnue. Certains chercheurs soupçonnaient qu’un déséquilibre dans la chimie du cerveau pourrait être au cœur du problème.
Quels sont les symptômes de la maladie ?
Le malade est pense souvent à une infestation parasitaire, mais il n'y a aucun signe objectif constatable. Il décrit des picotements cutanés, des sensations de grouillement, etc. Il existe parfois des lésions de grattage. Il pense amener des "preuves" au médecin, mais ce sont en général de petits bouts de laine, ou bien des squames qu'il montre victorieusement comme une preuve de la réalité de ses allégations. Le patient n'est pas accessible au raisonnement, et s'il a le sentiment de ne pas être cru, il va avoir tendance à consulter un autre médecin. Typiquement, il n'y a pas d'autre élément délirant, le patient est cohérent en dehors de cette conviction délirante très précise.
Quels sont les signes cliniques ?
Cliniquement on note : fourmillements, picotements, brûlures, tiraillement ou crampes dans les membres inférieurs, dont la caractéristique est de survenir au repos et le plus souvent le soir entre 18h et 4h du matin (touche les bras dans 20 à 30%).
On note un besoin impératif de bouger les membres, causé par des sensations désagréables ou inconfortables dans les jambes apparaissant ou s'aggravant lors des périodes de repos ou d'inactivité, particulièrement dans la position allongée ou assise ; amélioré temporairement ou partiellement par l’activité, aggravation le soir ou la nuit, soulagement partiel ou total par le mouvement.
Causes du syndrome des jambes sans repos
Actuellement, la cause du syndrome des jambes sans repos n'a pas été formellement identifiée. Cependant, la moelle épinière apparaît comme la structure clé car elle est le premier endroit où sont intégrées à la fois les informations sensitives et motrices. Une des hypothèses avancées serait un dysfonctionnement sensoriel au niveau de la moelle épinière : la dopamine (un messager chimique secrété par les cellules nerveuses du cerveau) serait déficiente à ce niveau et n'exercerait plus correctement son rôle de contrôle de l'excitabilité de la moelle épinière. Il en découlerait une hypersensibilité à l'origine des sensations désagréables soulagées par le mouvement. Ainsi, les traitements les plus efficaces à ce jour dans le traitement du syndrome des jambes sans repos sont à base de dopamine et visent à restaurer son action modulatrice.
Le métabolisme du fer pourrait également jouer un rôle : un manque de fer, comme dans l'insuffisance rénale terminale ou au cours de certaines grossesses, pourrait favoriser l'apparition d'un syndrome des jambes sans repos.
Conséquences du syndrome des jambes sans repos
Le syndrome des jambes sans repos provoque des insomnies car il entraîne un trouble de l'initiation et/ou du maintien du sommeil. Il s'accompagne de mouvements involontaires et répétitifs des membres inférieurs (appelés mouvements périodiques du sommeil). Il peut aussi exister une fragmentation du sommeil. Ainsi, les patients présentent souvent des symptômes qui peuvent être attribués à un sommeil insuffisant ou perturbé (hyperactivité, maux de tête, fatigue physique, troubles de l'humeur…).
La difficulté à rester immobile, particulièrement en soirée, peut également entraîner des restrictions dans les activités sociales ou récréatives. Par conséquent, la qualité de vie des patients peut s'en trouver très altérée, notamment dans les formes sévères de la maladie.
Quelques techniques pour calmer le syndrome
Quel que soit le problème physiologique en cause, cette maladie est loin d’être aussi amusante que la danse. Voici donc quelques mesures que vous pouvez prendre pour atténuer le syndrome des jambes sans repos :
- Levez-vous et marchez. Le syndrome des jambes sans repos semble frapper les gens le soir, lorsqu’ils sont au repos. La façon la plus rapide de satisfaire l’envie de bouger les jambes est de se lever et de marcher un peu. Bien entendu, il y a des personnes qui ont de la difficulté à dormir même si elles ne sont pas atteintes du syndrome des jambes sans repos. Par conséquent, même si marcher est une bonne façon de neutraliser une attaque soudaine et aigue de ce syndrome, vous trouverez peut-être utile de de recourir aux mesures suivantes.
- Marchez avant d’aller au lit. Dans certains cas, cette mesure atténue les épisodes du syndrome des jambes sans repos à l’heure du coucher. L’exercice modifie l’équilibre des substances chimiques dans le cerveau, des endorphines sont libérées, ce qui peut favoriser un sommeil plus reposant.
- Remuez les jambes. Où faudrait-il plutôt parler de gigoter ? Quoi qu’il en soit, l’idée est de bouger les jambes dès que les symptômes se manifestent.
- Changez de position. Certaines personnes semblent ressentir des symptômes beaucoup plus aigus lorsqu’elles dorment dans une position plutôt qu’une autre. Par conséquent, essayez différentes positions pour dormir. Cela est inoffensif et pourrait se révéler très utile.
- Trempez vos pieds dans de l’eau froide. Cette mesure soulage certaines personnes. Une petite mise en garde s’impose cependant : n’allez pas croire que plus le froid est intense, plus il fait du bien. En vous immergeant les pieds dans un seau de glaçons, vous risquez de vous faire du mal.
- Réchauffez-vous. Si le froid fait du bien à certaines personnes, d autres trouvent qu’un coussin chauffant leur fait beaucoup plus de bien.
- Prenez une multivitamine tous les jours. Les carences en fer pourraient être en cause du syndrome des jambes sans repos. Certaines études ont permis d’établir un lien entre les carences en fer et le syndrome des jambes sans repos. On soupçonne aussi les carences en folate de jouer un rôle dans le syndrome des jambes sans repos. Si vous croyez souffrir de carences vitaminiques, parlez-en à votre médecin. Prendre une multivitamine par jour peut vous protéger contre des carences en fer et en folate.
- Prenez deux cachets d’aspirine avant le coucher. Les médecins ne peuvent expliquer pourquoi l’aspirine est efficace, mais il semble que ce médicament atténue les symptômes chez certaines personnes atteintes de ce syndrome.
- Ne faites pas un gros repas tard le soir. Manger beaucoup le soir avant de se coucher accentue parfois les symptômes du syndrome des jambes sans repos. L’activité chimique nécessaire pour digérer un gros repas déclenche peut-être quelque chose qui provoque les symptômes de ce syndrome.
- Réduisez le stress que vous subissez. Evidemment, cela est plus facile à dire qu’à faire, mais il vaut la peine d’essayer. Le stress ne fait qu’aggraver le problème. Bien organiser votre vie, vous accorder des moments de tranquillité, prendre de grandes respirations et vous adonnez à diverses techniques de relaxation sont de bonnes façons de réduire le stress.
- Massez vos jambes. Juste avant de vous coucher, vous masser les jambes pour vous faire du bien. De légers étirements peuvent aussi être utiles.
- Evitez les médicaments qui font dormir. Ces médicaments peuvent procurer des bienfaits à court terme, mais la plupart des gens développent une tolérance à ce genre de médicaments et se retrouvent avec 2 problèmes : le syndrome des jambes sans repos et une dépendance à ces médicaments.
- Réduisez radicalement votre consommation de caféine ou renoncez-y complètement. Certaines études ont établi l’existence d’un lien entre le soulagement du syndrome des jambes sans repos et la non consommation de caféine.
- Cessez de fumer. Selon un médecin, une femme âgée de 7O ans qui fumait et souffrait du syndrome des jambes sans repos a constaté que son problème s’était atténué un mois après avoir cessé de fumer. Selon un rapport de ce même médecin, 4 mois plus tard, cette femme n’éprouvait plus aucun symptôme de ce syndrome.
- Ne restez pas trop longtemps au froid. Diverses études ont permis d’émettre l’hypothèse que des expositions prolongées au froid pourraient causer le syndrome des jambes sans repos.
Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute : web : www.sambamara.com