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Tachycardie : Voici différentes façons de calmer un cœur affolé !
La tachycardie survient soudainement. Votre cœur bat normalement et, tout à coup, il commence à battre à un rythme accéléré. Votre rythme cardiaque augmente de 72 à 120, 180 ou 200 battements à la minute en quelques secondes. Votre respiration s’accélère aussi et vous êtes envahi par une vague de nausée en même temps que par la panique. Vus commencez même à transpirer.
Votre médecin a diagnostiqué une tachycardie, plus précisément une tachycardie atriale paroxystique. Vous n’êtes pas un imbécile. La première fois que cela s’est produit, vous avez subi tous les tests. Avec votre médecin, vous avez éliminé la possibilité d’une tachycardie ventriculaire (une accélération du rythme cardiaque qui peut causer qui peut causer la mort) et une autre forme de trouble cardiaque organique, d’anomalies thyroïdiennes, d’insuffisance respiratoire, etc. Cela vous a beaucoup rassuré.
Pourtant, de temps en temps, vos oreillettes, c’est-à-dire les cavités du cœur qui reçoivent le sang veineux et le pompent dans les ventricules, s’emballent. Le rythme des oreillettes est régulier, mais jusqu’à trois fois plus rapide que la normale. (Pour votre information, tachycardie signifie toute accélération du rythme cardiaque au-dessus de 100 battements par minute.) Il existe des moyens de mettre un frein à votre tachycardie. Voici des techniques pour vous guider et des conseils pour vous aider à adopter un mode de vie plus sein :
- Ralentissez. Considérer une accélération du rythme cardiaque comme un feu rouge qui vous signale de «vous arrêter, vous reposer, vous calmer ». En fait, le repos est le meilleur antidote pour faire cesser une crise.
- Stimulez le nerf vague. La rapidité des battements cardiaques et l’intensité des contractions du cœur sont gouvernées par des nerfs sympathiques et des nerfs parasympathiques (ou nerfs vagues). Lorsque le cœur bat à tout rompre, c’est le système sympathique qui domine. (ou le système qui dit à l’organisme d’accélérer.) Il s’agit donc pour vous de passer des les commandes au système parasympathique. En stimulant le nerf vague, vous déclenchez un processus chimique qui a le même effet sur le cœur que de mettre le pied sur la pédale du frein en voiture. Pour stimuler le nerf vague, vous pouvez procéder de la façon suivante. Prenez une grande respiration et accroupissez-vous comme si vous alliez à la selle.
- Massez la carotide droite. Un léger massage de la carotide droite peut aussi stimuler le nerf vague. Demandez à votre médecin de bien vous montrer l’endroit exact où vous devez masser et le degré de pression que vous devez appliquer. Il s’agit de masser le point où la carotide entre dans le cou, aussi lion que possible sous la mâchoire.
- Fiez-vous au réflexe de plongée. Lorsque les mammifères plongent dans les eaux glacées, leur rythme cardiaque ralentit automatiquement. C’est la façon qu’a la nature de protéger leur cerveau et leur cœur. Vous aussi, vous pouvez faire appel à votre réflexe de plongée. Remplissez simplement une bassine d’eau froide dans laquelle vous plongez le visage pendant quelques secondes. Parfois, cette technique suffit pour interrompre la tachycardie.
- Evitez le café. De même que les boissons contenant de la caféine comme le thé, le chocolat, ou autre forme de stimulant. L’usage abusif des stimulants aggrave le pronostic de tachycardie atriale paroxystique.
- Soignez votre hypothalamus. Ce qui se passe dans votre cerveau, plus précisément au centre du cerveau, règle votre cœur. C’est la raison pour laquelle vous devez toujours fournir à votre hypothalamus tout ce dont il a besoin pour stabiliser et contrôler le système nerveux autonome, soit un régime alimentaire équilibré, de l’exercice et une attitude positive. Le système autonome se divise en deux sous-systèmes : le système sympathique qui accélère toutes les fonctions à l’exception de la digestion, et le système parasympathique. Le stress, une mauvaise alimentation et les polluants peuvent réduire l’emprise qu’exerce l’hypothalamus sur le système nerveux autonome qui peut alors s’emballer et passer en quatrième vitesse. C’est ce que l’on peut appeler une « surcharge sympathique ». Voici comment vous pouvez aider votre hypothalamus à rester maître de la situation.
- Prenez des repas sains et réguliers et mangez moins de sucre. Si vous sautez un repas pour vous gaver ensuite de chocolat et de boissons gazeuses, la sécrétion des enzymes pancréatiques est accélérée pour digérer cet apport accru en sucre. Puis, votre tôt d’insuline monte en flèche et entraîne une hypoglycémie de rebond. Vos glandes surrénales sécrètent de l’adrénaline pour mobiliser les réserves de glycogène du foie. Or, l’adrénaline stimule le rythme cardiaque et provoque un sentiment de panique.
- Adaptez vos repas à votre métabolisme. Les personnes dont le métabolisme est rapide devraient manger plus de protéines. Comme la digestion des protéines est plus longue, elle empêche la chute excessive du taux de glucose sanguin. La diminution de la glycémie déclenche à son tour le processus décrit ci-dessus.
- Détendez-vous. On remarque un lien entre la tachycardie atriale paroxystique et les personnalités perfectionnistes, ambitieuses et orientés vers le succès. En général, ce sont les mêmes personnes qui souffrent de migraines. Chez elles, les mécanismes de conduction du cœur deviennent exagérés et produisent une surstimulation chronique de la sécrétion d’adrénaline. En cas de stress intense, la conduction autonome du cœur résulte en une perte de rythme cardiaque. Comment pouvez-vous compenser ? En adoptant un programme de relaxation progressive, ou en apprenant à visualiser la sérénité, la tranquillité, le calme et la paix intérieure.
- Prenez-vous suffisamment de magnésium ? Le magnésium est un agent qui protège les cellules. Dans les cellules des muscles cardiaques, le magnésium aide à stabiliser les effets du calcium. Lorsque le calcium pénètre dans les cellules, il stimule les contractions de la cellule elle-même. Le magnésium est un élément essentiel des enzymes cellules qui retirent le calcium des cellules. De plus, il crée une contraction et une relaxation rythmiques. Ainsi, le cœur est beaucoup moins irritable. Parmi les aliments riches en magnésium, mentionnons les fèves de soja, les noix, les haricots et le son.
- Gardez un taux de potassium élevé. Le potassium est un autre élément minéral qui aide ralentir le rythme cardiaque et réduire l’irritation des fibres musculaires. Les fruits et les légumes contiennent des quantités suffisantes de cette substance pour subvenir vos besoins. Mais, si votre alimentation est riche en sodium ou si vous prenez des diurétiques ou abusez des laxatifs, votre taux de potassium pourrait être insuffisant.
- L’exercice. La bonne forme physique peut faire des miracles. Lorsque vous faites des exercices qui accélèrent les battements du cœur, celui-ci est porté à se stabiliser à un rythme plus lent. Les personnes qui ne font aucun sport on un rythme cardiaque qui tourne autour de 8. Lorsqu’elles commencent à faire un peu de jogging, leur rythme cardiaque monte à 16 , 170. Avec un peu d’entraînement, elles peuvent réduire leur rythme cardiaque au repos à 60 ou 65. L’exercice aide l’organisme à résister à la sécrétion excessive d’adrénaline. Il vous permet de vous défouler sainement et d’utiliser votre adrénaline dans le cadre d’une fonction normale.
Quand l’arythmie devient sérieuse !
Nous ne cherchons pas vous alarmer outre mesure, mais si votre cœur a perdu le sens du rythme, consultez votre médecin sans tarder. Lui seul pourra distinguer la tachycardie atriale paroxystique d’une forme plus sérieuse d’arythmie cardiaque.
Par exemple, la tachycardie ventriculaire est beaucoup plus grave. C’est ce qui se produit lorsqu’un ventricule se met à battre rapidement un rythme irrégulier. (Le ventricule est la cavité du cœur qui pompe le sang dans les artères.) La quantité de sang qui passe du cœur aux artères peut diminuer considérablement. Vous en sentez faible, vous transpirez et vous pouvez même vous évanouir.
La fibrillation ventriculaire, qui vient parfois compliquer la tachycardie ventriculaire, est souvent fatale. C’est la raison pour laquelle nous ne saurions trop insister sur l’importance de traiter sans tarder toute anomalie du rythme cardiaque. La thérapie appropriée dépend de la nature du problème.
Serigne Samba Ndiaye : Phythothérapeute-Tradipraticien, web : www.sambamara.com
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