serigne samba ndiaye

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prévenir ou soigner par les plantes

LES CHRONIQUES DE MARA

      

Traitement du Sida : L’approche phytothérapique donne beaucoup d’espoir !


On me décrivait un homme au désespoir, en train de mourir du sida. Son corps était faible, et l’un de ses parents était venu me voir dans l’espoir de trouver quelque chose pour l’aider. Ils avaient déjà essayé tous les traitements médicaux habituels, mais le taux de lymphocytes T du malade du sida ne cessait de baisser. Les lymphocytes T font parti du système immunitaire. Chez les sujets atteints de cette maladie, ces lymphocytes finissent par disparaître complètement, laissant le patient exposé à n’importe quelle infection opportuniste. Je fis ma réponse habituelle devant ce genre de demande : « je suis phytothérapeute et non médecin, je ne saurais donc prescrire des médicaments, surtout à ce stade de la maladie. » « Mais qu’est-ce que vous feriez donc si vous aviez vous-même cette maladie ? Il y aurait sûrement quelque chose que vous prendriez parmi toutes ces plantes. »
Un recours : l’approche phytothérapique !
Bien entendu, il y avait plusieurs possibilités que je me fis un devoir de lui indiquer. Si j’avais le sida, lui dis-je, je me préparerais une infusion à base de citron, d’haricot, d’Aloès, de gombo. Peut-être continuerais-je aussi à prendre les immunostimulants bien connus qui ont fait leurs preuves, l’ail, l’oignon. J’ignore si le sidéen dont je parle a essayé l’une ou l’autre de mes suggestions, car je eu après aucune nouvelle de lui. Il est bien évident que les plantes ne pourraient suffire à elles seules pour guérir le sida. Toute personne infectée par le virus de l’immunodéficience humaine (HIV) doit impérativement suivre un traitement adapté prescrit par un médecin. Les nouvelles formules complexes de médicaments antiviraux aujourd’hui disponibles réduisent la quantité de virus présents dans l’organisme et contribuent à prolonger la vie. Quand aux infections opportunistes, notamment la pneumocystose, il est souvent possible de prescrire un médicament préventif. 
Le Sida, une maladie à pronostic fatal !
Evoquer le Sida, Syndrome d’Immuno Déficience Acquise en abrégé, en anglais AIDS  Acquired Immuno Deficiency Syndrom, provoque toujours une grande émotion. En effet, c’est une maladie nouvelle et grave, qui en raison de ses modes de transmission entraîne une association d’idées inhabituelle entre la Mort et les Sources de vie, le sang, le sperme et la procréation. Elle conduit à s’interroger sur l’image que nous avons de l’homme, de la relation homme femme, de l’amour, sur notre désir de ne pas être séparés de ceux que nous aimions.
Comment ne pas être bouleversé par l’ampleur de cette épidémie et des souffrances, morales et physiques qu’elle engendre, même à des enfants innocents ? Comment ne pas s’interroger sur l’avenir de la société ?
Comment imaginer être contaminé par le virus du sida, en étant en parfaite santé ? C’est aussi une maladie difficile à décrire à cause de la variété de ses symptômes, au cours de son évolution.
Jamais une infection n’avait été autant l’objet de recherches et, pour la première fois, des malades ont imposé leurs présences lors des conférences internationales, rapportant les résultats des traitements.
Le sida fait souvent la Une des journaux.
Ici en Afrique, il est au premier plan des préoccupations des responsables de la santé. Pour toutes les personnes contaminées qui n’ont pas accès aux traitements antirétroviraux, cette maladie a encore un pronostic fatal. La lutte pour l’accès au traitement doit être mondiale.
Une existence antérieure !

  1. Premiers cas probables américains en 1952
  2. Un sérum zaïrois, prélevé en 1959 et conservé, a été reconnu positif au VIH1
  3. La mort d’un marin ayant présenté des signes cliniques évocateurs du sida en 1959 à Manchester, semble prouver que le VIH existait déjà à cette époque
  4. Le plus ancien cas américain, absolument avéré, date de 1968. La présence du VIH1fut prouvés dans les organes prouvés
  5. Des études ont apporté des arguments en faveur d’une présomption de la présence du VIH2 en Afrique de l’ouest dès 1966

Pourquoi la difficulté du traitement ?
Le VIH a été micro-photographié, la première fois, à la surface d’une cellule qui l’avait produit, à l’institut Pasteur de Paris. C’est une particule sphérique qui est entourée d’une membrane dans laquelle sont encrés les spicules d’une enveloppe externe. L’intérieure la particule virale, la matrice, est constituée de protéines et d’une enzyme appelée protéase. En son centre, dans une coque en forme de trapèze ou capside, se trouve le patrimoine génétique
du virus (deux molécules d’ARN identiques), des protéines et des enzymes, la transcriptase inverse et l’intégrase.
L’ARN, abrégé de Acide Rubo Nucléique, est une molécule formée d’une chaîne hélicoïdale,
De structure analogue à l’une des deux chaînes constituant l’ADN. On savait  que passer de l’ADN à l’ARN était possible mais l’inverse impossible. Un biologiste a découvert que la transcription inverse de l’ARN en ADN est possible grâce à une enzyme, appelée transcriptase inverse. Cette enzyme est présente chez les rétrovirus. Le VIH est un rétrovirus.
Cette description est utile pour comprendre la difficulté du traitement. 
 Pourquoi le sida tue ?
De nombreux décès dus au sida proviendraient essentiellement d’un processus appelé stress oxydatif.  Ce type de stress est le résultat de lésions cellulaires causées par des molécules d’oxygène nuisibles appelées radicaux libres.
Le fait d’augmenter la prise d’antioxydant pourrait contribuer à maintenir la fonction immunitaire chez les personnes séropositives : les antioxydants sont des substances capables d’éponger les radicaux libres, neutralisant leur aptitude à causer des dégâts
Que faire ?
Je suggérerais aussi que les patients séropositifs aient recours à diverses plantes immunostimulantes. Toutefois, certains chercheurs ont formulé l’hypothèse qu’en prenant des remèdes immunostimulants, on risquait de renforcer la férocité avec laquelle le virus de l’immunodéficience humaine s’attaque ensuite au système immunitaire. Cependant au vu des connaissances actuelles, je ne trouve pas cette hypothèse particulièrement convaincante. Surtout quand le taux de lymphocyte T répond bien à ce genre de traitement, je suis favorable à une approche mixte, basée à la fois sur l’alimentation et quelques remèdes immunostimulants judicieusement choisis. J’encouragerais toute personne séropositive à lire et utiliser les plus récentes recherches et découvertes, pour pouvoir bénéficier de tous les progrès  accomplis dans ce domaine.

  1. L’ail : divers essais cliniques ont montré que l’ail était efficace contre plusieurs des infections opportunistes auxquelles sont exposées les sidéens, notamment l’herpès et la pneumocystose. L’ajoène, une substance complexe présente dans l’ail, pouvait, semble-t-il, inhiber la progression du virus dans le L’organisme. L’ingestion quotidienne de trois gousses d’ail serait utile pour prévenir les infections opportunistes.
  2. L’Aloès ou Aloe vera : l’Aloès contient l’acémannane une substance complexe puissamment immunostimulante qui pourrait être bénéfique dans le traitement du sida. Des essais en éprouvette ont montré que l’acémannane était actif contre le virus. Il se porrait en outre que cette substance permettent de diminuer la dose d’AZT nécessaire, atténuant du même coup les effets secondaires de ce médicament particulièrement puissant. La dose recommandée d’acémannane va jusqu’à 250 milligrammes quatre fois par jour. Des doses beaucoup plus élevées (jusqu’à 1000 milligrammes par kilogramme de poids corporel et par jour) n’ont causé aucun effet toxique chez les chiens et les rats. De plus, divers essais n’ont mis en évidence aucun effet toxique chez l’homme. Il faut environ un litre de jus d’aloès pour obtenir 1600 milligrammes d’acémannane.
  3. La Poire : Ce fruit est l’un des meilleures sources d’acide caféine et d’acide chlorogénique. Le premier est un immunostimulant, et les chercheurs ont découvert que le deuxième était actif contre le virus du sida.
  4. Ces mêmes substances sont présentes chez la pomme mais en quantité moindre.
  5. Les nodules des légumineuses comme le haricot : Si j’étais amené à prendre de l’AZT, je mangerais également quelques-uns de ces « nodules » que l’on trouve sur les racines des légumineuses, qui sont de petites « capsules » de bactéries. Les nodules des légumineuses sont, semble-t-il la meilleure source végétale d’une substance complexe appelée hème ferreux. Divers travaux ont la propriété de stimuler l’activité anti-HIV de l’AZT. Je n’ai vu ces nodules de légumineuses en vente nulle part, mais il suffit de faire pousser des haricots, d’en déterminer un plan, et de recueillir sur ses racines ces nodosités que vous ingérerez à la manière de gélules. Cela n’a rien de très agréable, car le goût en est plutôt mauvais, la nature cherche ainsi à décourager tout excès de ces nodules riches en fer. Bien évidemment, si votre médecin vous dit que vous avez déjà trop de fer dans le sang, il est judicieux d’éviter ce remède.
  6. Vitamines et sels minéraux. Divers travaux scientifiques suggèrent que le fait d’adopter une alimentation riche en substances immunostimulantes pourrait prolonger la vie des sidéens aussi efficacement que certains médicaments. les antioxydants sont particulièrement recommandés, notamment les vitamines C et E, les précurseurs de la vitamine A que sont le bêta carotène et le lycopène, ainsi que le sélénium.
  7. Fruits et légumes divers. Le sidéen devrait faire beaucoup attention à son alimentation en mangeant beaucoup de fruits et de légumes. Des recherches ont montré qu’en mangeant davantage de fruits et de légumes, les malades du sida vivent plus longtemps et retardent l’apparition des infections opportunistes.  

Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute : site web : www.sambamara.com

 

 

 


  

         

 

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