Malgré son nom, le syndrome ulcéreux n’est forcément du à un ulcère, ni même forcément associé à une lésion gastroduodénale. Il fait partie de la dyspepsie qui désigne la plupart des symptômes épigastriques postprandiaux.
I. Caractères de la douleur
C’est une crampe ou une torsion du creux épigastrique. Elle n’a pas d’irradiation, ou celle-ci est postérieure, transfixiante.
Elle peut être ressentie seulement comme une gêne, une faim douloureuse, ou être très violente et obliger le patient à interrompre son activité. Ces variations de type et d’intensité de la douleur expliquent l’utilité de sa chronologie.
La douleur apparaît quelques heures après les repas, ce qui est souvent exprimé par le malade par : « au moment de la digestion », ou au contraire par : « sans rapport avec l’alimentation ». Il faut identifier un délai entre la fin du repas et le début de la douleur. En général, les parents souffrent en fin de matinée ou d’après-midi ; certains sont réveillés au début de la nuit.
La durée de la crise douloureuse est d’une demi-heure à deux heures, mais elle est vite calmée par un médicament antiacide ou une prise alimentaire.
II. Diagnostic différentiel
Ce sont les causes de syndrome douloureux de l’épigastre.
1. Douleur biliaire. Le diagnostic est aisé car la douleur biliaire est intense, continue, de courte durée, non périodique.
2. Douleur pancréatique. Elle peut être due à une poussée de pancréatique chronique ou à un cancer. La douleur est continue jour et nuit, elle est exacerbée par l’alimentation. La position antalgique en chien-de-fusil est caractéristique.
3. Douleur d’origine colique. Au cours des troubles fonctionnels intestinaux, la douleur d’un hypocondre à l’autre est fréquente, en barre. Elle s’accompagne de ballonnements et se produit en général le soir. Elle n’est pas soulagée par l’alimentation mais plutôt par l’émission de gaz ou de selles.
4. Douleur pariétale ou projetée. Elle n’est jamais influencée par les repas et n’a pas de rythme dans la journée.
III. Etiologie.
Les causes organiques principales sont l’ulcère du duodénum, l’ulcère de l’estomac et le cancer de l’estomac. Dans beaucoup de cas, aucune légion n’est trouvée à l’endoscopie digestive haute. On parle alors de dyspepsie fonctionnelle.
La gastrite. La gastrite est une inflammation de la muqueuse stomacale. Les causes possibles de la gastrite aigue sont les suivantes : repas trop copieux, aliments acides, trop chauds ou froids et consommation d’alcool, de cigarettes, de café ou de thé, d’épices fortes ; les conflits psychiques avec colère, chagrin et soucis. Le plus souvent plusieurs causes se conjuguent. Quand une gastrite aigue n’est pas suffisamment traitée, elle se transforme facilement en la forme chronique, très répandue, plus difficilement traitable et qui peut préparer le terrain à un ulcère de l’estomac
Ulcère duodénal et Ulcère gastrique. Sans traitement, la douleur se produit par périodes de dix à vingt jours. La période douloureuse est suivie d’une accalmie de plusieurs mois au cours de laquelle le patient se croit guéri, mais il souffre en général à nouveau au moins une fois dans l’année. Il n y a en général pas de cause au déclenchement de la poussée ulcéreuse. Il arrive cependant qu’elle survienne au cours d’un traitement par aspirine ou anti-inflammatoire non stéroïdien. L’ulcère jusque là asymptomatique peut, dans ces cas, être révélé par un syndrome ulcéreux ou par une hémorragie digestive. L’ulcère duodénal atteint en général le bulbe et ne devient jamais un cancer. L’ulcère gastrique, moins fréquent, siège en général sur la petite courbure gastrique et peut être un cancer ulcériforme.
Hernie hiatale. L’hernie hiatale apparaît lorsque l’estomac fait saillie dans le thorax, à travers le diaphragme. Dans la plupart des cas il n’y a aucun symptôme mais on peut ressentir parfois une sensation de brûlure remontant de l’estomac vers le cou ou la remontée d’un liquide amer dans la bouche.
Cancer gastrique. Le cancer gastrique peut provoquer un syndrome ulcéreux qui évolue, le plus souvent, d’un seul tenant pendant des semaines. Le cancer s’observe en général après 6O ans.
Dyspepsie fonctionnelle. Ce terme reflète l’impossibilité où nous sommes d’identifier la cause du syndrome ulcéreux lorsque l’endoscopie digestive haute est négative.
IV. Examen clinique
L’ulcère gastroduodénal n’est lui-même la cause d’aucun signe autre que la douleur. L’objectif est donc surtout de rechercher une complication d’ulcère et des signes d’extension d’un éventuel cancer gastrique.
On doit s enquérir de périodes douloureuses semblables antérieures, des résultats de précédentes investigations, des traitements suivis, de la prise récente d’aspirine ou d’anti-inflammatoire non stéroïdien. Il faut aussi rechercher si le malade a eu un méléna.
L’état général reste inchangé en cas d’ulcère gastrique ou duodénal. En cas de cancer gastrique, une anorexie et un amaigrissement sont possibles.
On recherche à l’examen physique une pâleur due à une anémie en rapport avec un saignement de la légion gastrique ou duodénale.
Même si le syndrome ulcéreux est récent, on palpe les creux sus-claviculaires à la recherche d’un ganglion de Troisier, et le foie à la recherche de métastases. On pourrait aussi rechercher une carcinose péritonéale par un toucher rectal.
V. Endoscopie digestive haute
On demande cet examen en général chez un sujet ayant dépassé 50 ans, ou dont les symptômes sont récents ou, à tout âge, s’il prend un anti-inflammatoire non stéroïdien, s’il a maigri ou s’il est anémique. Le patient doit être hospitalisé s’il a eu un méléna.
En cas d’ulcère duodénal ou gastrique, des biopsies endoscopiques du corps et de l’autre gastriques sont faites pour rechercher helicobacter pylori dont l’éradication met fin aux poussées ulcéreuses. De plus, en plus d’ulcère gastrique, le risque de cancer non visible impose de faire des biopsies sur les berges de l’ulcère, plus tard sur la cicatrice. Il n y a pas lieu de biopsier l’ulcère duodénal lui-même.
VI. Remèdes efficace :
Consommez du gingembre+miel, ail+carotte, l’ananas, la banane, le chou.
Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute-Tradipraticien site web : www.sambamara.com